Viens là, grande tristesse.
Vois la nuit qui me gagne
Et m' emplit de paresse.
Elle s' installe ici
Au coeur de ma faiblesse
Mais son ombre infinie
Ne vaut pas ta caresse
Belle compagne douce,
Grande et pale tristesse.
Vois-tu, je fuis sans cesse,
Et sans cesse à mes trousses
La mort court et me presse
Et berce ma détresse.
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